Sir William Dawson (1820–1899): a very modern paleobotanist

Howard J. Falcon-Lang, John H. Calder

Abstract


Sir William Dawson was one of Canada’s most influential Nineteenth Century geologists. Although a lifelong opponent of the concept of evolution, a stance that resulted in him being sidelined by the scientific community, he made enormous contributions to Pennsylvanian paleobotany, especially at the Joggins fossil cliffs of Nova Scotia. Key to Dawson’s success was his recognition of the importance of a field-based research program, in which fossil plants could be observed in their precise geological context over a sustained period of time. Uniquely trained as both geologist and botanist, he was skilled in the microscopic analysis of permineralized plant anatomy, and appreciated the enormous potential of fossil charcoal as an untapped source of systematic information. Arguably his most extraordinary insights came in the field of plant taphonomy, in which studies of modern sedimentary processes and environments were used to interpret the rock record. His analysis of fossil plants in their sedimentary context allowed Pennsylvanian coal swamp communities, dominated by lycopsids and calamiteans, to be distinguished from the coniferopsid forests, which occupied mountainous regions further inland. The lasting significance of Dawson’s paleobotanical work is emphasized by many recent papers concerning the Pennsylvanian coal measures of Atlantic Canada, which have either directly built on research topics that Dawson initiated, or have confirmed hypotheses that Dawson framed. Until recent times, the discipline of paleobotany has been dominated by systematic fossil plant description with little or no reference to geological context. By virtue of his distinctively holistic approach, synthesizing all available geological and botanical data, Dawson is marked out from his contemporaries. His methodology does not appear old-fashioned even today, and it is therefore with justification that we describe him as a very modern paleobotanist.

Resumé

Sir William Dawson a été l’un des géologues les plus influents du 19e siècle au Canada. Même s’il s’est opposé toute sa vie au concept de l’évolution, une position qui a amené le milieu scientifique à l’ignorer, il a énormément contribué à la paléobotanique pennsylvanienne, spécialement dans les falaises fossilifères de Joggins de la Nouvelle-Écosse. La clé du succès de Dawson réside dans le fait qu’il avait reconnu l’importance d’un programme de recherche sur le terrain prévoyant l’observation des plantes fossiles dans leur milieu géologique particulier pendant une période de temps prolongée. Grâce à sa formation unique de géologue et de botaniste, il possédait la compétence voulue pour réaliser une analyse microscopique de l’anatomie des plantes perminéralisées et il comprenait le potentiel énorme du charbon de bois fossile comme source inexploitée de données systématiques. On pourrait soutenir que ses idées les plus extraordinaires se sont manifestées dans le domaine de la taphonomie végétale, dans lequel des études d’environnements et de processus sédimentaires modernes ont servi à interpréter des antécédents lithologiques. Ses analyses de plantes fossiles dans leur contexte sédimentaire ont permis de distinguer les communautés des marécages houillers pennsylvaniens, dans lesquels prédominent les lycopsides et les calamites, des forêts coniféropsides, qui occupaient les régions montagneuses plus à l’intérieur des terres. De nombreuses communications récentes au sujet des couches houillères pennsylvaniennes des provinces de l’Atlantique, qui s’appuient directement sur des sujets de recherches amorcées par Dawson ou ayant confirmé des hypothèses formulées par Dawson, mettent en relief l’importance durable des travaux paléobotaniques de Dawson. La discipline de la paléobotanique a jusqu’à tout récemment été dominée par des descriptions systématiques de plantes fossiles évoquant à peine ou n’évoquant pas du tout le contexte géologique. Dawson s’est démarqué de ses contemporains au moyen de son approche nettement holistique en réalisant une synthèse de toutes les données géologiques et botaniques accessibles. Sa méthode de travail ne semble pas rétrograde, même aujourd’hui, et il est par conséquent tout à fait justifié que nous le décrivions en tant que paléobotaniste très moderne.

Full Text:

HTML PDF


DOI: https://doi.org/10.4138/181