Popular Consumption and the Mass Market in the Sixteenth to Eighteenth Centuries

Joan Thirsk

Abstract


The author discusses new approaches arising out of the recent recognition of a lively con-sumer market in existence in the sixteenth to eighteenth centuries, serving more than just the aristocracy and gentry. It reached down to farmers, craftsmen, merchants and small traders living all over England. She empha-sizes the great variety of cheap consumer goods available, and the many different qualities, with the result that prices brought some of them within the purses of humble people. Demand stimulated the use of ma-chines but because machine-made goods were not always superior, hand and machine manufacture coexisted.

Changing fashion constantly threatened the survival of local industries, but in the seventeenth century they seem to have survived more successfully than in the sixteenth century by finding new markets overseas. Chapmen and pedlars promoted vigorous sales at home, but the geography of the best served areas needs to be explained. An atlas of rural districts with and without resident gentry and better knowledge of the social structure of different towns might help to explain why consumer goods reached some areas and not others and how mass con-sumption differed from that of the nineteenth century.

Résumé

L'auteur montre les nouvelles perspectives qu'offre la reconnaissance récente d'un marché de consommation très actif dont l'existence, du XVIe au XVIIIe siècle, reposait sur une clientèle qui s'étendait bien au delà des gens de haute et de petite noblesse. Ce marché desservait les paysans, artisans, marchands et petits commerçants de toutes les parties du royaume. L'auteur souligne la grande variété des biens de consommation bon marché alors disponibles, de même que les nombreux niveaux de qualité, qui permet-taient de vendre certains articles à des prix abordables pour les petites gens. La demande stimulait la production mécanisée mais, comme ce qui était fait à la machine n 'était pas toujours supérieur, des produits fabriqués à la main coexistaient avec ceux fabriqués à la machine.

L'évolution de la mode était une menace constante à la survie des industries locales, mais il semble que celles-ci aient réussi à survivre davantage au XVIIe siècle qu 'au XVIe, en trouvant de nouveaux débouchés outremer. Colporteurs et vendeurs itinérants activaient les ventes à domicile, mais la géographie des régions les mieux desservies appelle certaines explications. Un atlas des localités rurales dont la population perma-nente comprenait ou ne comprenait pas de notables et une meilleure connaissance de la structure sociale de diverses villes contri-bueraient peut-être à expliquer pourquoi les biens de consommation atteignaient certaines régions et pas d'autres, et comment la consom-mation de masse différait de ce qu'elle allait devenir au XIXe siècle.

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