Vitrines coloniales : ethnologie plastique de l'Algérie à l'Exposition universelle de 1889 à Paris

Van Troi Tran

Abstract


During the colonial era, the way in which the West tended to construct and objectify colonial entities was also manifested in the form oftwo-and three-dimensional physical reconstructions, such as the colonial pavilions at world fairs. Responding to the wide-ranging objectives of the major world fairs in the second half of the nineteenth century, these colonial pavilions were presented as symbols and representations of life in the colonies. By studying the Algerian pavilion at the 1889 Paris World Fat, the autlior states that these sites promoted a process of understanding and recontextualizing the cultures of colonized peoples that led to their appropriation and integration into the general metropolitan culture. This process took place both in terms of the building's integration into the fair, and in terms of the building itself, which stood as a distillation of the culture of a colonized people.

Résumé

A l'époque coloniale, « l'Orient créé par l'Occident » a aussi été matérialisé dans des reconstitutions plastiques bidimensionnelles ou tridimensionnelles, en particulier les pavillons coloniaux d'expositions universelles. Répondant aux ambitions encyclopédiques des grandes expositions universelles de la seconde moitié du XIXe siècle, ces pavillons coloniaux se présentaient comme des instantanés et des synthèses de la vie en colonies. En étudiant le cas du pavillon algérien à l'Exposition universelle de 1889 à Paris, l'auteur de l'article fait valoir que ces lieux favorisaient une opération d'appréhension et de recontextualisation des cultures des peuples colonisés, qui menait à leur appropriation et leur intégration dans l'ensemble culturel métropolitain. Ce processus s'exerçait tant dans l'intégration de l'édifice au cadre d'exposition que dans l'édifice lui-même, s'offrant comme un concentré de la culture d'une population colonisée.

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