Textile Purchases by Sorte Ordinary Upper Canadians, 1808-1861

Douglas McCalla

Abstract


What we know of the manufactured textiles that were usually the largest single category in colonial imports relates mainly to elite families and special occasions. This paper uses ten samples of the accounts of ordinary families, principally farmers and artisans, at seven Upper Canadian village stores (the earliest in 1808-9, the latest in 1861). Almost 600 of the 787 sample members made at least one purchase of textiles or a related product. From their accounts, 53 fabrics, 36 readymade products, and 38 other products are selected. Cottons dominated from the beginning, and purchases of luxuries, such as silk, were rare. The basic patterns confirm for Upper Canada what textile historians have found, using estate inventories, in other colonial contexts. However, they challenge the story, which underlies most specialist and general accounts of Upper Canada, that there was a transition in this period from self-sufficiency to market engagement.

Résumé

Ce que nous connaissons des textiles manufacturés, habituellement la plus grande catégorie d'importations coloniales, se rapporte surtout aux familles de l'élite et aux occasions spéciales. Cet article examine dix échantillons d'états de compte de familles ordinaires, principalement de fermiers et d'artisans, dans sept magasins de villages du Haut-Canada (le plus ancien remontant à 1808-1809, le plus récent à 1861). Près de 600 des 787 membres de l'échantillonnage ont acheté au moins un article textile ou produit connexe. Dans les états de compte, 53 étoffes, 36 vêtements de confection et 38 autres produits ont été sélectionnés. Dès le début, les cotonnades étaient ce qui se vendait le plus et les achats de produits de luxe, comme la soie, étaient rares. Les tendances fondamentales confirment pour le Haut-Canada ce que les historiens du textile ont découvert dans d'autres contextes coloniaux en consultant des inventaires de successions. Elles mettent cependant en doute la croyance répandue dans les récits généraux et les écrits de spécialistes sur le Haut-Canada, selon laquelle cette époque en était une de transition de 1'autosuffisance à l'économie de marché.

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