Résonances et dissonances dans Va savoir et Gros mots de Réjean Ducharme
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How to Cite

Boudreau, A.-S. (2014). Résonances et dissonances dans Va savoir et Gros mots de Réjean Ducharme. Studies in Canadian Literature / Études En littérature Canadienne, 39(2). Retrieved from https://journals.lib.unb.ca/index.php/SCL/article/view/23044

Abstract

L'analyse comparative des deux dernières publications de Réjean Ducharme, Va savoir (1994) et Gros mots (1999), permet d'approfondir l'omniprésente tension entre le même et le dissemblable qui se retrouve au cœur de ces romans. L'appel de l'ailleurs et l'obsession du mouvement sont communs aux deux narrateurs : à ces niveaux, les récits se font écho. De plus, le motif du double, qui tient une fonction tant autoréflexive qu'unificatrice, est omniprésent et nécessite dans les deux cas que le personnage repense son rapport à soi et au monde. Cette figure du miroir se retrouve tant dans les alter ego des personnages que dans la mise en abyme de la littérature. Mais les deux derniers Ducharme se distinguent pourtant par la présence de l'enfance qui illumine uniquement Va savoir : les personnages strictement adultes de Gros mots sont aux prises avec leur condition dégénérative et leurs querelles sauvages, sans trêve ni possibilité de rédemption. Par ailleurs, l'hiver et sa blancheur mortelle figent le dernier roman dans une circularité sans issue. Va savoir, au contraire, grouille de vie en raison de l'importance accordée à la nature et à ses couleurs. En définitive, si ces romans se ressemblent et se distinguent par ces aspects, il semble que la déperdition des deux personnages narrateurs les unisse en fait sous l'égide de la chute.
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