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Volume 30, Numbers 1 and 2 (2009)

Whose Blues? AfriCanadian Theatre and the Blues Aesthetic

September 1, 2009


This essay explores some of the ways by which blues and a Canadian blues aesthetic are manifested in four African-Canadian plays. I’m particularly interested in the ways black Canadian playwrights appropriate, translate, and reconstruct African-American blues materials to create what George Elliott Clarke calls "an intra-racial post-coloniality." I argue that Clarke’s Whylah Falls: The Play, George Boyd’s Gideon’s Blues, Djanet Sears’s Harlem Duet, and Andrew Moodie’s The Lady Smith theatrically conjure a diasporic AfriCanadian poly-consciousness that acknowledges its inextricable American connections at the same time as the plays use blues music and sensibility to chart and construct a distinctively Canadian experience. Signifying on African-American musical, theatrical, historical, and literary intertexts, African-Canadian theatre artists create, in ahdri zhina mandiela’s words, "a homegrown africanadian aesthetics." Résumé Cette contribution examine comment le blues et une esthétique canadienne du blues se manifestent dans quatre pièces afro-canadiennes. Wasserman s’intéresse tout particulièrement à la façon dont les dramaturges canadiens de race noire s’approprient, traduisent et reconstruisent le matériel tiré du blues afro-américain pour créer ce que George Elliott Clark a appelé « la post-colonialité intra-raciale ». Wasserman fait valoir que les pièces Whylah Falls: The Play de Clarke, Gideon’s Blues de George Boyd, Harlem Duet de Djanet Sears et The Lady Smith d’Andrew Moodie évoquent, sur scène, une conscience afro-canadienne à plusieurs facettes qui reconnaît ses liens inextricables à l’Amérique tout en utilisant le blues et les sensibilités qui y sont liées pour tracer et construire une expérience qui est clairement canadienne. En se servant d’intertextes musicaux, théâtraux, historiques et littéraires afro-américains les artistes de théâtre afro-canadiens créent ce qu’ahdri zhina mandiela a qualifié « d’esthétique afro-canadienne d’ici ».