L'ironie de Claire de Lamirande : vers le parfait contrôle de la rhétorique
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Joubert, L. (1996). L’ironie de Claire de Lamirande : vers le parfait contrôle de la rhétorique. Studies in Canadian Literature / Études En littérature Canadienne, 21(1). Retrieved from https://journals.lib.unb.ca/index.php/SCL/article/view/8231

Abstract

Claire de Lamirande manie l'ironie comme ressort rhétorique, outil particulièrement subversif au féminin. Dans ses œuvres des années soixante et soixante-dix, l'ironie se manifeste d'abord de façon évidente, révélant l'âpreté et l'amertume des personnages d'Aldébaran ou la fleur (1968). Ce mal de vivre se métamorphose dans ses œuvres ultérieures (Le Grand élixir, 1969; La Baguette magique, 1971; La Pièce montée, 1975) en autocritique. Ici, l'ironie implicite est plus intériorisée, et souligne une tendance marquée dans l'écriture fictionnelle au féminin de cette époque. Dans son roman historique, Papineau ou l'épée à double tranchant (1980), l'auteure représente par l'ironie l'aspect quotidien et banal de l'Histoire. La mise en abyme d'un récit fictif qui se penche sur le passé réel crée une ironie constructionnelle, illustrant en outre la dextérité de l'auteure. À la fois pionnière et prophète du mouvement féministe, de Lamirande affile une voix originale de résistance et commande l'ironie tant du point de vue social que stylistique.
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