Volume 23, Number 4 (1996)
Articles

The Exploitation of Wetland Ecosystems by Herbivores on Bylot Island

Gilles Gauthier
Département de biologie et Centre d'études nordiques, Université LavalSte-Foy, Québec.
Line Rochefort
Département de phytologie et Centre d'études nordiques, Université Laval, Ste-Foy, Québec.
Austin Reed
Canadian Wildlife Service, Ste-Foy, Québec.
Published December 12, 1996
How to Cite
Gauthier, G., Rochefort, L., & Reed, A. (1996). The Exploitation of Wetland Ecosystems by Herbivores on Bylot Island. Geoscience Canada, 23(4). Retrieved from https://journals.lib.unb.ca/index.php/GC/article/view/3923

Abstract

We examine the interactions between herbivores, plants and climatic factors in arctic wetlands using, as a case study, results of our research on grazing by snow geese on Bylot Island. During the summer, geese are the most important herbivore on the island and consume a high proportion of the annual graminoid production (grasses and sedges). Herbivores can sometimes enhance plant production by increasing the turnover rate of nitrogen, a nutrient which commonly limits growth of arctic plants. However, we found no evidence of positive feedback of grazing on plant growth and, on the contrary, chronic goose grazing tended to decrease production of these ecosystems in the long term. Geese need large quantities of high-quality plants to breed successfully, and negative effects on goose reproduction as a result of lack of food were detected. Herbivore populations are also influenced by climatic factors, either directly or indirectly through effects on plant growth. It is likely that tundra plant-herbivore systems will be strongly affected by future climatic changes. Résumé Nous examinons les interactions entre les herbivores, les plantes et les facteurs climatiques dans les terres humides arctiques en utilisant nos recherches sur le broutement par les oies des neiges à l'île Bylot comme étude de cas. Durant l'été, les oies sont les herbivores les plus importants de l'île et elles consomment une forte proportion de la production annuelle de graminoides. Les herbivores peuvent parfois stimuler la production végétale en augmentant le taux de recyclage de l'azote, un nutriment qui limite fréquemment la croissance des plantes arctiques. Cependant, nous n'avons pas trouvé d'évidence de rétroaction positive du broutement sur la croissance des plantes et, au contraire, le broutement chronique par les oies semblait diminuer la production de ces écosystèmes. Les oies ont besoin d'une grande quantité de plantes de haute qualité pour se reproduire avec succès, et des effets dépendants de la densité sur leur succès reproducteur suite à un manque de nourriture ont été détectés. Les populations d'herbivores sont aussi influencées par des facteurs climatiques, soit directement ou indirectement par les effets surla croissance des plantes. Il est probable que les systèmes plantes/herbivores de la toundra seront fortement affectés par les changements climatiques futurs.