Editorial / Éditorial - Editorial / Éditorial

Editorial / Éditorial

Editorial / Éditorial

Richard MacKinnon
Editor in Chief

The authors in this special issue, “Objects in Motion,” many of whom participated in the Material Culture Study Group at Yale University in 2011 and 2012, demonstrate clearly that intentional and unintentional movement plays a significant role in the life histories of many artifacts. As we see in this collection of essays, understanding the relationship between artifacts and mobility can lead us to deeper understand- ings of the relationship between human beings and material culture.

In 18th-century Cape Breton, Nova Scotia, for example, it was common to purchase porcelain from as far away as China; these artifacts travelled to the new world to supply the French colonial fortress of Louisbourg with fashionable plates and dishes. The archaeological excavations from the 18th-century city of Louisbourg have recorded more than 69,000 porcelain fragments from Jingdezhen, southern China. In 2000, André Crépeau, former archaeologist at the Fortress of Louisbourg National Historic Site, travelled to Jingdezhen and commissioned Le Jian Sheng to construct replica pieces of the distinctive blue and white porcelain based on the Cape Breton Island archaeological remains. In 2001, in collaboration with the Jingdezhen Sanbao Ceramic Art Institute, the Fortress of Louisbourg brought a number of artists from China to celebrate their traditional art and to demonstrate this tradition to contemporary visitors at the Fortress of Louisbourg. In a contemporary museum context, these Chinese artists were able to demonstrate a centuries-old tradition of making pottery that was based on much intangible knowledge. The way in which people today understand these objects is no doubt different from the way in which 18th-century settlers understood them, but, by observing traditional potters at work, present-day citizens were able to obtain insights into the nuances of meaning, aesthetics, and techniques important in the potter’s art. The essays in this issue focusing >specifically on mobility and artifacts force us to think of the “multi-faceted significance of the concept of movement” (Cooke and Hart, introduction to this issue) over time and space.

Richard MacKinnon, Editor in Chief

Les auteurs de ce numéro thématique, « Objets en mouvement », dont un certain nombre ont participé au Groupe d’études sur la culture matérielle à l’Université de Yale en 2011 et 2012, démontrent clairement que les déplacements, qu’ils soient intentionnels ou non, jouent un rôle important dans les histoires de vie de nombreux artefacts. Ainsi que nous le constatons dans ce recueil d’articles, comprendre la relation entre les artefacts et leur mobilité peut nous amener à une compréhension plus profonde de la relation entre les êtres humains et la culture matérielle.

Dans l’île de Cap-Breton, en Nouvelle- Écosse, il était courant, au 18e siècle, de se procurer de la porcelaine d’un pays aussi lointain que la Chine ; ces artefacts voyageaient jusqu’au Nouveau-Monde pour que la forteresse coloniale française de Louisbourg puisse s’enorgueillir d’une vaisselle à la mode. Les fouilles archéologiques de la ville de Louisbourg ont permis de recueillir plus de 69 000 fragments de porcelaine du 18e siècle provenant de Jingdezhen, ville du sud de la Chine. En 2000, André Crépeau, ancien archéologue du Lieu historique national de la Forteresse- de-Louisbourg, s’est rendu à Jingdezhen pour commander à Li Jian Sheng des répliques des porcelaines blanches aux motifs d’un bleu distinctif dont les vestiges archéologiques avaient été retrouvés sur l’île du Cap-Breton. En 2001, en collaboration avec l’Institut Sanbao des arts de la porcelaine de Jingdezhen, la Forteresse de Louisbourg a accueilli un certain nombre d’artistes chinois pour qu’ils y célèbrent leur art traditionnel et qu’ils le présentent aux visiteurs contemporains de ce site historique. Dans un contexte muséal contemporain, ces artistes chinois ont pu faire la démonstration d’une tradition céramique pluriséculaire fondée sur un savoir immatériel. Il est certain que la manière dont les gens d’aujourd’hui comprennent ces objets diffère de celle dont les colons du 18e siècle les concevaient, mais, en observant les céramistes traditionnels au travail, les citoyens d’aujourd’hui ont pu avoir un aperçu des nuances du sens, de l’esthétique et des techniques importantes pour l’art du céramiste. Les articles de ce numéro portent plus particulièrement sur la mobilité, et les artefacts nous obligent à penser à «  la signification à multiples facettes du concept de mouvement » (Cooke et Hart, introduction, dans ce numéro), à travers l’espace et le temps.

Richard MacKinnon, Rédacteur en chef