The "Totem Poles" of Saint-Roch: Graffiti, Material Culture and the Re-Appropriation of a Popular Landscape

Matthew Hatvany

Abstract


In 1972–73 the Dufferin–Montmorency highway was thrust through the working-class neighbourhood of the Parish of Notre-Dame in the Saint-Roch district of Quebec City, expropriating the homes of nearly two thousand people and raising an entire parish. Traffic flow improved, but the rows of support columns for the suspended highway, as the parish priest of Notre-Dame remarked, passed directly over the heads of the poor, replacing the paroisse with a new religious icon: the "cement totem pole." In time, this poignant metaphor, retold through the graffiti of local artists working beneath the overpasses of the highway, invested an anti-establishment icono-graphic power in the concrete highway supports. Recently, however, the "totem poles" of Saint-Roch have become the object of attention of Quebec as the city prepares for its four-hundredth birthday. While Quebec acts to promote renewal and national festivities in 2008, its use of state-aided subventions to replace graffiti with aesthetically-pleasing street murals in Saint-Roch threatens, as in the 1970s, to disorganise the area, this time through the gentrification and eradication of the "totem poles" of Saint-Roch.

Résumé

En 1972-1973, l'autoroute Dufferin-Montmorency s'est imposée au voisinage de la paroisse ouvrière Notre-Dame dans le quartier Saint-Roch de Québec, causant l'expropriation d'environ deux mille personnes et la suppression d'une paroisse complète. La fluidité de la circulation s'est améliorée mais, aux dires du curé de la paroisse Notre-Dame, les rangées de piliers soutenant l'autoroute suspendue s'élevaient directement au-dessus de la tête des pauvres, remplaçant la paroisse par une nouvelle icône : les « mâts totémiques en béton ». À l'époque, cette métaphore dramatique, évoquée par les graffitis des artistes locaux travaillant sous les viaducs, conférait aux piliers une puissance ico no graphique contre le pouvoir établi. Ces derniers temps, toutefois, les « mâts totémiques » de Saint-Roch retiennent l'attention de Québec qui se prépare à célébrer ses 400 ans. Alors que la ville prend des mesures pour promouvoir son renouveau et ses festi vités nationales en 2008, l'utilisation qu'elle fait des subventions de l'État, en remplaçant les graffitis par des murales à l'esthétique engageante dans le quartier Saint-Roch, menace de bouleverser le secteur, comme en 1970, mais cette fois par l'em bour geoisement du quartier et l'éradication des « mâts totémiques » de Saint-Roch.

Full Text:

HTML PDF